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 A propos de "Dièse"          Extraits vidéo de DIÈSE

 

Chère bande d’e-magine,

Hier, en rentrant, j’ai envoyé le mail ci-dessous à environ 100 contacts nantais tellement vous m’avez réjouie lors de votre représentation d’hier !

Si possible, merci de garder mon adresse mail pour que nous puissions vous suivre…

Bon vent, méfiez-vous des bouteilles à la mer et des raquettes de ping ping , prenez bien soin de vos cartons et nous veillerons à la balise au loin !

Anne-So Estour

Chers toutes et tous,

  Je sors de la salle Wasse (18 rue Colbert) et j’ai vu un spectacle incroyable, « Dièse » de la compagnie e-magine ! Art vivant.

La dernière aura lieu demain vendredi à 20h30 et si votre esprit est bien ouvert, je vous invite à y aller…

  C’est 12 €, c’est une troupe hallucinante composée de personnes interpelantes qui ont un talent fou, vous allez rire et toucher du doigt leur monde….

Le texte est fabuleux, le message est percutant, la mise en scène est top, le ton est juste, le décor est parfait, les costumes sont bien trouvés, les comédiens sont drôles et fabuleux, les jumelles sont inouïes et le micro est magique….

Je n’en dirais pas plus mais courez si vous pouvez !

Faites passer !

je vous embrasse

Anne-so

 

 A propos de  'Tant pis s'il pleut'

 

-----Message d'origine-----

De : Marie Claire B

Envoyé : mardi 13 décembre 2011 à 11:51

À : contact@e-magineartvivant.com

Objet : merci

Merci à toute votre équipe pour le spectacle offert à public de Tissé Métisse le 10 décembre . Est-il possible d'avoir un contact mail du "créateur" de cette pièce, reflet d'une Poésie véritable ..

Merci à vous tous pour les vibrations , l'eau, gouttes et océan , la vague de l'etre, des etres , l'ancre , le miroir , était-il assez grand pour réfléchir ?

Etions nous à la hauteur pour revecoir pleinement ??

Merci de me faire connaitre vos futures créations et représentations.

Marie Claire B

 

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Lundi 11 décembre 2006 — par Caroline

Partons à la rencontre d’un monde, d’un ailleurs trop souvent méconnu et qui pourtant aspire à ne former plus qu’un avec le nôtre : celui du handicap. C’est le début d’un « voyage théâtral sans fin » dont l’enjeu est fixé dès le début de la pièce : « on va jouer ».

Etrangement, ce n’est pas de la souffrance qui est mise en scène mais un spectacle vivant de couleurs et de sourires. Les comédiens, handicapés mentaux, nous invitent dans leur univers.

Un espace scénique en construction faussement cloisonné par une banderole de sécurité, barrière apparente entre le public et les comédiens, est rompu dès les premiers mots.

Laissant les idées stériles du pathos et de la crainte, nous nous ouvrons au cadeau qui nous est offert sur scène: celui de la véracité des sentiments à travers l’évocation d’une idylle amoureuse, et le rêve secret de redevenir un funambule sous l’eau. Image mouvante et mystérieuse que celle qui fonde l’être humain dans son unicité et qui justifie simplement que sur scène comme dans la vie « toutes les couleurs sont justes ».

Loin de la technicité gestuelle trop souvent calculée, de l’articulation parfaite et d’une éloquence trop souvent emphatique et artificieuse, nous redécouvrons une émotion de l’intérieur qui se fait de plus en plus rare. Il faut croire que l’homogénéisation de notre société et son désir de performance se traduit aussi sur scène par une interprétation qui se veut parfois démonstrative.

Ici les silences ne s’inventent pas.

Sans nous donner la leçon comme auraient pu le faire des comédiens « ficients » traitant de la tolérance et du jeu des apparences, on nous rappelle doucement que la vie mérite d’être vécue pour elle-même, loin des vanités de nos « sculptures contemporaines ». Reflétant nos regards figés et refroidis, le comédien nous invite à rejouer avec le monde qui nous entoure, faisant d’une réalité perçue comme triviale (une chaise, un étui de guitare), un instrument de fête. L’objet reprend tout son sens, il devient un rythme, une essence nouvelle.

Comment ne pas songer à l’absurdité de nos existences qui se prennent trop au sérieux, prisonnières du carcan des apparences qu’il convient de sauver et privées de tout état d’émerveillement, source de l’intelligence et de la sensibilité ? Nos vies passent comme des vagues au rythme redondant, sous le diktat du productivisme et de l’individualisme additionnés. Dans cette pièce, le langage explore nos âmes endormies sous le poids de nos certitudes, des tabous et des peurs ; et réveille les clochettes de l’enfance perdue. Il est difficile de rédiger un article sur l’amour. Il ne se lit pas, il se vit. Il suffit peut être de s’abriter sous un parapluie ou de danser corps confondus pour rappeler le caractère éphémère de nos vies et toucher le divin avant de repartir dans le tumulte de nos obligations. En bref, juste un instant de poésie à la fois légère, grave et intemporelle, comme un air de Brassens…

 

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20 juin 2006 sur un blog...

sublimes comédiens handicapés mentaux

e_magine1Photo© E-magine ! Art vivant

En photo: un des comédiens de la pièce tant pis s'il pleut... si vous avez l'occasion un jour de voir cette pièce, n'hésitez pas une seule seconde!

Il y a quelques jour de cela, j'ai assisté à une représentation de la pièce tant pis s'il pleut, mise en scène par philippe mirassou, de la compagnie des pays de la loire e-magine... la particularité de cette pièce, c'est qu'elle est jouée presque entièrement par des handicapés mentaux (l'exception est le metteur en scène lui-même, qui n'a que quelques mots, dont un très joli monologue, au début de pièce, et qui les accompagne à la guitare...)!

je ne vais pas mentir, c'était un moment magnifique! rarement j'ai pleuré au théâtre, et de toutes les façons, jamais autant! c'était beau, intelligent, drôle, grave, prenant, enthousiasmant, vrai...

le pitch: c'est une création - même si on retrouve des phrases extraites chez des auteurs comme duringer - où des êtres "différents" parlent de leurs souffrances, expliquent qu'ils veulent de l'amour, se questionnent à haute voix sur le rejet des autres, dansent ensemble, parlent, s'engueulent, se commandent, obéissent... ça n'est jamais traité sur un angle misérabiliste, gratuit et encore moins racoleur... c'est frais, c'est drôle, c'est spirituel, et les moments émouvants ne sont jamais inutiles...

en plus: les comédiens sont tous professionnels! hé oui! dans leur CAT, les responsables ont pris le pari qu'un handicapé pouvait être payé pour n'importe quel travail, y compris comédien! c'est courageux et ô combien mérité!!!

le salut final, à lui tout seul, est une pure merveille; c'est comme si vous aimiez un gateau et qu'on vous donnait une dernière part de la taille d'un autre gateau: les comédiens traversent la scène de fond cour à face jardin lentement, les bras écartés!... et pour les deux comédiennes qui n'avaient pas parlé, pas un mot (probablement parce que leur handicap ne leur permet pas), leur maldresse pour seulement marcher droit devient un moment d'une force, d'une puissance! toute la salle était debout, à hurler son plaisir, les yeux en larmes!

si je ne vous en avais pas parlé auparavant, c'est uniquement parce que je voulais prendre plus de renseignements sur la troupe avant de faire un post... mais j'en ai encore la chair de poule!

mes respects sincères, en harmonie quelle que soit notre identité et nos problèmes

Posté par _mercutio à 16:22 - 

Commentaires

Rien que de lire ton post j'ai des frissons.
Merci, ca donne envie et je vais me renseigner pour y aller.

Posté par sevrinou, 20 juin 2006 à 17:37

Au fait, tu l'as vu où cette pièce si c'est pas indiscret ?

Posté par sevrinou, 20 juin 2006 à 17:38

coucou sevrinou>> j'ai vu cette pièce à un festival de théâtre pour jeunes; je l'avais déjà ratée au théâtre universitaire de nantes... ils sont de loire atlantique... et je viens de me relire, et je trouve que ça ne montre pas encore suffisament la force de ce que j'ai vu!

Posté par mercutio, 20 juin 2006 à 19:32

je ne sais pas si ce que tu as vu était encore plus fort mais moi j'ai la chair de poule à te lire. Vont-ils faire une tournée ? Je suis amie avec la plus adorable des trisomiques qui soit sur terre, si ça passe à Toulouse, ses parents et moi serions content de le savoir.

Posté par Laurette, 20 juin 2006 à 19:39

Merci pour cette piste.. Je pense qu'il faut se préparer émotionnellement à recevoir autant de sentiments en même temps ! Mais s'ils passent vers Paris, j'aimerais bien, je crois, les voir.

Posté par deedee, 21 juin 2006 à 14:01

 

 

 

 

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